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Trophée des Nations 1975


06/03/2014

La Belgique, c’est tout bon.

Par L'archiviste
Trophée des Nations

Pour la septième fois consécutive, la Belgique remporte le Trophée des Nations devant la Tchécoslovaquie et les Etats-Unis. Cette quatorzième édition se déroulait sur le magnifique circuit de Maggiora, où près de 30 000 tifosis purent admirer l’une des plus belles épreuves en matière de motocross. En effet, sur la ligne de départ, nous ne trouvons pas moins de 54 pilotes choisis parmi les plus fins guidons de quatorze nations.

Ce circuit italien est certainement l’un des plus beaux du monde. Cette piste de 2100 mètres, tracée flanc de colline, avec es descentes et montées vertigineuses mais non dangereuses permet aux spécialistes de haut vol de s’amuser comme des petits fous. En effet certaines descentes possèdent une dénivellation de quarante mètres, et ce petit jeu de plonger dans le vide plein gaz, la palme revient certainement aux Tchèques et Russes.


M.Halm aérien


Lors d’une présentation exemplaire, nous avons pu voir les forces en présence et parmi celles-ci cinq nations recueillaient les suffrages des pronostiqueurs. Bien sûr la plus grosse cote allait aux Belges avec leurs trois champions du Monde De Coster, Rahier, Everts et Van Velthoven. La résistance viendrait de la Tchécoslovaquie avec Velky, Churavy, Baborowsky et Halm, mais aussi de l’Union Soviétique avec Moiseev, Ovtchnnikov, Rybaltchenko et Rulev, de la Suède en la personne d’Aberg, Andersson, Palm et Hansen et enfin des Etats-Unis qui alignaient Lackey, Pomeroy, Di Stefano et Howerton. Les Allemands pouvaient profiter de la lutte au sommet avec Weil, Schmitz, Schutz et Reinbold.

Nos représentants, avec l’une des meilleurs équipes que la France ait connue, souffrait d’un sérieux handicap lors des essais du dimanche, puisque Jean-Claude Nowak chutait et se retrouvait avec un allongement des ligaments du genou. Donc il ne restait plus qu’ Serge Bacou, Daniel Pean et Jean-Jacques Bruno de donner le meilleur d’eux-mêmes pour terminer une place honorable.

Première manche : les Tchèques mettent un pied vers la victoire

Départ fantastique ! Voir passer ce peloton fond de cinquième au tremplin de la ligne droite donne des frissons dans le dos. Le plus rapide s’extraire de cette meute est le petit (par la taille et non par le talent) Gaston Rahier, pourchassé par Pomeroy, Di Stefano, Rybaltchenko et Ovtchinnikov. Au deuxième tour, De Coster chute, ainsi que Pomeroy, mais de dernier recolle aussi sec la roue de Rahier qui commence creuser l’écart. De Coster passe attardE.

Apres six tours Rybaltchenko disparaît et Weil est remonté cinquième alors que Pomeroy continue son forcing pour revenir sur Rahier. A mi-course, les 2 premiers ne bougent pas, mais Di Stefano recule la quatrième place devant Weil et derrière Rybaltchenko. Si les positions de tête semblent acquises, derrière, des changements s’opèrent chaque tour, et c’est ainsi qu’on pointe Weil quatrième, Everts revenu de l’arrière, sixième et qui talonne Churavy.

A quelques tours de la fin, coup de théâtre : Rahier chute et crève. Pomeroy n’en demandant pas mieux prend la tête et fonce vers la victoire, alors que le Belge termine septième.

A l’issue de cette première manche, nous trouvons la Tchécoslovaquie en tête, devant la Belgique, ce qui nous promet un sacre duel pour la seconde manche !

Seconde manche : la Belgique se rebiffe

Cette fois-ci Rybaltchenko prend le commandement avec aux trousses De Coster, lequel en l’espace d’un tour rétablit la hiérarchie et s’envole vers une indiscutable victoire. Le Soviétique disparaît rapidement et Rahier se retrouve deuxième emmenant dans son sillage Ovtchinnikov, Weil et Pomeroy. Quelques tours plus tard Weil passe deuxième devant Ovtchinnikov et Pomeroy alors que Rahier passe cinquième Ces positions se stabiliseront jusqu' ceux que les Tchèques passent l’action. Churavy reviendra en dixième position et Velky neuvième.

Mais ils échoueront pour remonter plus en avant. Par contre Moiseev fournira une excellente seconde manche et reviendra dans la roue d’Ovtchinnikov la quatrième place.

Dans ce second débat, nous trouvons pas moins de trois belges dans les dix premiers avec De Coster vainqueur, Everts septième et Rahier huitième. Ce tir groupé permettra la Belgique de refaire son handicap face aux Tchèques. En classant Baborowsky quatorzième, la Tchécoslovaquie monte sur la deuxième marche du podium précédent de peu une équipe américaine qui s’est montrée dangereuse, notamment avec Pomeroy et Di Stefano.


Daniel Péan


Quant notre équipe nationale, elle prendra la septième place, après une bonne prestation, avec Péan vingt-deuxième et douzième (mais cette place est due une chute alors qu’il se trouvait en deuxième position). Bacou lui aussi fit l’impossible pour se classer, mais devra se contenter d’une vingt-troisieme et vingt et unième place. Bruno, troisième homme, pour sa première participation au Trophée, donna le meilleur de lui-même, mais prendra la trente-quatrième et trente-neuvième position.

En lever de rideau, une course (Coupe de l’Avenir) était réservée aux moins de vingt et un ans pour une coupe du Marché commun, avec les équipes de Belgique, suisse, France et Italie. Comme de bien entendu, les Belges avec Everts, Jaen, Vromans et Scroyen remportant la victoire devant l’Italie et la Belgique B et l’Italie B. équipe de France avec Ollier, Sarrazin, Mille et Lutz terminera cinquième

Voici les classements :



Source et photos : Moto Journal n°232 / J.Levasseur

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