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Grand Prix France 1960 500cc (4/4)


22/02/2014

Rolf Tibblin remporte le Grand Prix de France !

Par L'archiviste
Grand Prix France

Le public n’a pas bougé d’un cheveu, pressentant qu’il va voir ce qu’il ne peut voir qu’assez rarement : un cross dans la tempête !

Jeff Smith, l’officiel BSA est parti en tête, tirant dans son sillage Tibblin, Rickman (Don), Lundin, Broer Dirks, Guy Bertrand nouveau parmi les premiers. Le bon, le brave vice-champion de France que voila !

Mais Smith ne peut résister la pression que Tibblin, éblouissant, exerce sur lui. Il cède le pas, comme il le cèdera bientôt Lundin, puis de nombreux adversaires avant de disparaître de la phase active de la course.

Tibblin, en tête, a le Champion du Monde en titre pour lui disputer le leadership. Il conservera cependant sa position durant des tours, finissant la longue par se laisser passer car, restant second alors qu’il ne court plus aucun danger cette place, il est assuré de vaincre au « général » ce qui vaut de ne pas prendre de risques inutiles.

Tibblin, Lundin détachés, Don Rickman et Smith ensemble, puis Nic Jansen revenu d’une place, Bertrand qui se cramponne de tout son cœur, Broer Dirks qui a du lui laisser la place (mais oui !) enfin Robert Klym dont la position n’est pas mauvaise puisqu’il précède Lundell, etc…

Broer Dirks repasse Bertrand tandis que la nuée qui a envahi tout la voute céleste semble devoir éclater la seconde. Effectivement cela s’abat sur nous avec une force incroyable et ce n’est pas de la pluie, c’est du grêlon de beau calibre qui descend sur le circuit de Frotey-les-Vesoul, les coureurs, le public restant fidèles leur poste, impassibles sous la mitraille céleste qui crépite alentour.



René Klym devance ici Hubert Scaillet


Tibblin et Lundin poursuivent leur ronde solitaire et c’est peine s’ils donnent l’impression de ralentir le train. Mais derrière eux, quelle pagaille, quel désastre !

Don Rickman disparaît bientôt, Jansen s’arrête et puis repart, Lundell et Baeten remontent, De Soete, rentre au parc, quantité d’hommes se font doubler et redoubler, glissant, zigzaguant, tenant quand même sur le terrain devenu affreusement difficile. Le drame, pour nous, c’est l’arrêt de Bertrand, que son allumage trahi au plus creux de la carrière. Il réussit repartir après avoir changé de bougie, mais la course est jouée, est perdue pour lui devant qui s’ouvrait l’instant d’avant les plus belles perspectives.

En fin de compte et alors que, sous un ciel qui s’éclaircit nouveau, le drapeau damier s’abaisse sur la victoire de Lundin dans cette seconde manche, restent seuls dans la course, outre Tibblin, grand vainqueur du Grand Prix de France, Lundell revenu la 3e place, en ayant affiche une classe exceptionnelle, Baeten, qui sur le terrain mou, a retrouvé la possibilité de sauter, de virer, ce qui lui manquait au début de l’après-midi, Broer Dirks qui est encore cette année l’un des meilleurs indépendants au monde, Jansen grâce qui la Belgique inscrira un nom de plus au tableau provisoire du Championnat du Monde, enfin Lucien Donnay, autre Belge qui s’est trouvé bien du mauvais temps et Delpeyrat, loin sans doute, mais honorablement classé quand même.

Ainsi s’achève un Grand Prix de France qui peut compter parmi les meilleurs souvenirs sportifs de ceux qui l’ont vécu en grand nombre.

Et tandis que nous emporte travers bois la Jeep grâce a laquelle quelques confrères et votre serviteur auront regagné la ville deux heures avant tout le monde (8 000 véhicules sur la route après la manifestation) nous songeons que nous avons en France deux petits gars au moins qui, s’ils le voulaient, pourraient bien vite faire eux aussi des étincelles dans les courses du Championnat du Monde.

Oui, Bertrand, Delpeyrat, vous le pourriez !

Voici les classements



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