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Bernard Caullier, mécanicien de Guy Bertrand


03/04/2013

Il n'y a pas que les pilotes, place aux mécanciens !

Par L'archiviste
Mécanicien

Q : Comment êtes-vous devenu mécanicien de Guy Bertrand ?

R : Nous habitions l’un en face de l’autre Breteuil. Son père était représentant de machines agricoles, mon père était garagiste. Je réparais les mobylettes.

Quand G.Bertrand avait de temps en temps besoin d’un coup de main pour démonter les motos au retour des courses, je lui rendais un petit service, on faisait la mécanique ensemble, mais je n’étais pas metteur au point. Ca c’était lui !

Q : Avez-vous été mécanicien pour d’autres pilotes ?

R : Oui, mais pas longtemps. C’était pour un pilote local de Breteuil : François Dizengremel.

Q : Aviez-vous un métier ?

R : Oui dans la mesure où je n’étais mécanicien « professionnel ». J’ai été mécano dans le garage de mon père jusqu’ la fin des années 90. Et puis par bénévolat, j’ai entretenu les moteurs au club de Plainville, de 1960 2009. Je rerayonnais les roues. Mon père me l’avait appris. J’aimais bien aider ceux qui débutaient.

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Q : Avez-vous roulé en moto ?

R : Non, jamais ! J’ai tous les permis sauf celui-l !

Q : Comment se passaient les week-end de courses ?

R : Comme je n’ai accompagné Guy que sur des cross régionaux, on partait le matin de la course. Les courses qui me viennent l’esprit sont : Meru, Bongenou, Rouen, Divien, Domart en Ponthieu, la Citadelle d’Amiens, Aire sur la lys, Blargies, Thomer la Sogne, Punchy. On mettait la moto sur une remorque, qu’il avait fait faire par un carrossier. Elle avait des ailerons, les mêmes que ceux de sa Mercedes. C’est Guy qui conduisait. Sinon je suis allé une fois Laguépie et Macon, d’ailleurs j’ai raté le début d’un mariage auquel j’étais convié !

Q : Y avait-il une « confrérie » de mécanos ?

R : Non, mais il y avait une sacrée ambiance !! Il n’y avait que 20 Inters, donc on s’entraidait. Une fois j’ai aidé changer la fourche de Roger Drobecq. Parfois en course, c’était un peu tendu !

Q : Quels pilotes vous ont le plus impressionnés ?

R : Spitz m’a impressionné. C’était un pilote fin, calculateur, incroyable. Et les frères Rickman aussi. C’étaient des sacrés vireurs !! Façon Grass track ! La première fois que je les ai vus, c’était Thomer en 1956. Henri Frantz, aussi, il virait vite. Je me souviens Meru, après une grande descente, il y avait une grande remontée. Le haut de cette montée était en virage. Il virait tellement vite et bien qu’il mettait la moto en équerre. On aurait dit qu’il balançait sa moto pour se remettre en ligne !!

Photo : Triumph61

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